Axelle Raynaud, somatothérapeute et archéologue du féminin, basée en Ariège (09).
Accompagnement des personnes victimes de violences sexuelles(agressions, viols, inceste)
L’accompagnement des personnes victimes de violences sexuelles est encore très marginal en France, malgré les chiffres effarants qui nous sont régulièrement communiqués. Je propose un accompagnement qui prend en compte les difficultés spécifiques que rencontrent la majorité des personnes ayant subit des violences sexuelles : méconnaissances de ses limites, identité floue, syndrome post-traumatique, débordements émotionnels, hypervigilance, protection par le contrôle, peur du contact, maladies psychosomatiques, sexualité difficile…
Mon accompagnement se nourrit de ma double formation de somatothérapeute et du protocole spécifique mis au point par une sexologue-thérapeute qui a expérimenté depuis de nombreuses années un protocole de réparation pour les personnes victimes d’abus sexuels.
Mon accompagnement s’adresse aux femmes ayant subit dans leur vie d’enfant, d’adolescentE et/ou d’adulte :
- Un viol :
C’est à dire un acte de pénétration sexuelle (vaginale, anale, orale) imposée par la contrainte physique ou psychologique. Le cunnilingus imposé est également un viol.
- Une agression sexuelle :
Ce sont des actes, attouchements illicites ou impudiques exercés avec ou sans violence sur une personne non consentante ou qui ne peut y consentir, en public ou non et susceptible d’offenser la pudeur de cette personne (exhibition sexuelle, harcèlement, masturbation, baisers forcés, entre autres).
Une agression sexuelle peut être exercée avec ou sans violence physique.
- Un inceste :
Il s’agit d’un viol ou d’une agression sexuelle imposés à un enfant ou à un adolescent par un membre de sa famille (biologique ou recomposée). Cette violence est commise soit :
– avec autorité dans un rapport de domination,
– soit avec des violences physiques et psychologiques, des menaces, du chantage, mais aussi avec douceur et gentillesse pour abuser de la confiance de l’enfant.
L’enfant peut ne pas comprendre qu’il s’agit réellement de violences sexuelles, surtout s’il est jeune. Il est alors condamné au secret et au silence.
Il arrive parfois que la personne que j’accompagne ne vienne pas, en première intention, pour réparer un abus sexuel : ce dernier est en effet tombé en amnésie traumatique et le travail corporel que je propose peut faire remonter le ou les souvenirs de l’agression à la mémoire.
J’adapte alors mon accompagnement, en accord avec la personne, afin de proposer un protocole et des pratiques plus adaptés à sa situation de vie.
Une violence sexuelle est une prise de pouvoir sur une personne et sur son corps. Elle n’est JAMAIS un acte d’amour.
Quels bienfaits peut-on en retirer ?
- Retrouver un sentiment de sécurité, dans son corps et avec son environnement, diminuer sensiblement l’hypervigilence.
- Savoir identifier, exprimer et réguler ses émotions sans être submergé par elles.
- Intégrer le souvenir traumatique : il devient une partie du passé, non plus une menace présente.
- Identité reconstruite : se percevoir au-delà du statut de victime, reconnecter avec son essence et ses valeurs.
- Se projeter vers l’avenir avec espoir et désir d’épanouissement.
- Vivre une sexualité épanouie basée sur l’écoute de soi, le respect mutuel et la liberté d’exprimer ses limites et ses désirs.